« Je voudrais tant, ô souvenirs, 
Juste un matin pouvoir courir ! 
Passer les plaines et les bosses
A perdre haleine en bonds de gosse. 
Et dans mes veines le flot féroce
Du sang qui draine ainsi mes forces. 
Etre un matin en me levant,
Tout droit, debout, enfin tout grand... 
Debout c’est tout, mais comme avant. 
De vifs élans, vifs véloces.
Bondir bien, pas de géant... 
Fendre la bise, prendre le vent. 
Ouvrir des ailes tout grand, tout grand ! 
J’ai décidé de lever l’ancre, 
D’enfin voguer vers l’inconnu.
Courir, courir à perdre haleine...
Le pied rapide et l’âme pleine ! »

Cédric Bondonnat — Paysages intérieurs
dimensions  H. 19  x  L. 11 x  P . 16 cm​​​​​​​
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